Rapport du jury des films « Paroles de femmes » de l’association CALAM :
Les films abordant la thématique des femmes dans le cinéma
Tout d’abord, nous tenons à remercier toutes les personnes ayant contribué à la création et au succès de cette manifestation cinématographique, et nous saluons particulièrement la création d’une section dédiée aux films traitant des questions féminines dans le cinéma.
Nous sommes le jury des films « Paroles de femmes », composé de l’actrice Sabah Bouzouita, de la réalisatrice Khadija Mekcher, et du réalisateur Abdallah Chamekh.
Après avoir visionné six courts-métrages, dont trois films de fiction et trois documentaires, provenant de divers pays, tous axés sur des histoires liées aux femmes, nous avons constaté que la majorité des films, quelles que soient leurs nationalités, abordaient des sujets brûlants concernant les femmes dans le monde aujourd’hui.
● Ainsi, le jury a décidé d’attribuer une mention spéciale au film : « Pour le courage dont il fait preuve dans le traitement du thème de la violence contre les femmes, en mettant en lumière le silence imposé aux victimes de cette violence et en en faisant une histoire qui parle. »
Le jury a décerné une mention spéciale au film Douleur silencieuse, réalisé par la Guinéenne Aissa Diaby.
● Prix Paroles de femmes : « Le film dénonce avec audace et réalisme des coutumes et traditions méconnues qui constituent encore des violations corporelles et des actes de torture infligés aux jeunes filles mineures. Le film parvient à reconfigurer la réalité avec un langage cinématographique simple et accessible, évitant la complexité et les longueurs. Cela a permis aux personnages de révéler leurs douleurs avec une grande liberté et spontanéité devant la caméra. Ce traitement a conféré au film une identité cinématographique unique, abordant le passé et le présent sans tomber dans la falsification. »
Le Prix Paroles de femmes a été attribué au film Les seins de la honte, réalisé par la Togolaise Henriette Hangnanmey.
تقرير لجنة تحكيم أفلام « حكايات نساء » من جمعيّة كلام
افلام تتناول موضوع المرأة في السّينما
في البداية نريد أن نشكر كلّ من ساهم في تأسيس وانجاح هذه التظاهرة السّينمائية، وخاصة نثمّن بعث قسم يختص بالأفلام التي تتناول قضايا المرأة في السّينما
نحن لجنة تحكيم افلام حكايات نساء « Paroles de femmes » والمتكوّنة من الممثّلة صباح بوزويتة والمخرجة خديجة المكشر والمخرج عبد اللّه شامخ
وبعد مشاهدة اللجنة ل 6 أفلام قصيرة منها 3 أفلام روائية و3 أفلام وثائقية من عدة دول مختلفة. كلّها تناولت حكايات تخص النساء، وكانت أغلب الافلام بمختلف جنسياتها قد ساهمت في معالجة مواضيع حارقة تخص النساء اليوم في العالم.
● لذلك قرّرت اللجنة أولا اسناد تنويه خاص لفلم،
« وذلك لجرأة الفيلم في معالجة موضوع العنف ضد المرأة، وجعل الصّمت المفروض على النساء ضحايا العنف حكاية تتكلّم.
أسندت اللّجنة تنويها خاصا لفلم Douleur silencieuse للمخرجة الغينيّة Aissa Diaby »
● جائزة حكايات نساء
« يفضح الفيلم وبكل جرأة وواقعيّة عادات وتقاليد لا نعرفها كانت ولازالت تشكّل انتهاكات جسديّة وتعذيب يمارس على الفتيات القاصرات.
تمكن الفيلم من إعادة صياغة الواقع بلغة سينمائية بسيطة على مستوى الطرح، بعيدة عن التعقيد والتمطيط. مما سمح للشخصيات الكشف عن اوجاعهم بكل حرية وعفوية أمام الكاميرا. وهو ما أعطى للفيلم خصوصية سينمائية في تعامله مع الماضي والواقع دون السقوط في التزييف.. »
أسندت جائزة حكايات نساء لفلم Les seins de la honte
للمخرجة من التوغو Henriette Hangnanmey
Rapport du Jury de la section documentaire:
– Asma DRISSI, journaliste et critique cinéma
– Adel ABID, directeur du FIFAK (Festival International du Film Amateur de Kelibia)
Nous tenons tout d’abord à remercier chaleureusement l’ensemble de l’équipe du Festival du Court au Kef – FCKEF pour la confiance qui nous a été accordée en tant que membres du Jury section films documentaires pour cette session.
Après avoir visionné et évalué avec soin l’ensemble des 9 films présentés en compétition, le jury a été profondément impressionné par la diversité des sujets abordés et le témoignage d’un réel engagement artistique, explorant avec sensibilité et rigueur des réalités sociales, culturelles et humaines.
Le jury a attribué, une Mention Spéciale pour la belle intention de son projet et sa démarche participative avec les enfants. Le film se distingue par les messages clairs et lumineux qu’il véhicule, offrant une perspective nouvelle et authentique, portée par la voix des plus jeunes à « Hawwa », réalisé par Hela Bargaoui (Tunisie).
Le Prix du Meilleur Film Documentaire est décerné à un film qui, avec une liberté précise, parvient à aborder des enjeux complexes sans jamais les révéler de manière frontale. Il traite ses sujets en filigrane, laissant émerger des dimensions politiques et sociales à travers des détails discrets et une observation minutieuse.
La force de ce film réside dans sa maîtrise de la poétique de l’image, dosée avec soin. Chaque plan est porteur d’une émotion, d’une signification subtile, renforçant ainsi l’impact du propos sans jamais sacrifier l’esthétique. Ce mariage entre rigueur artistique et liberté narrative nous invite à une immersion délicate, où l’invisible prend toute sa place. Le Prix du Meilleur Film Documentaire est attribué à « Mone N’djon, une route du grand Sud », réalisé par Steve Biko (Cameroun).
Palmarès du jury des Courts Métrages Fictions pour la 7ème edition du FCKEF 2024:
– Amir Kallel, Productrice, CEO Chrita. Communication culturelle
– Mohamed Frini, CEO chez HAKKA Distribution
– Ghassen Amami, Cinéaste, producteur et activiste
Prix du meilleur scénario:
Tea, de Aymen Soussa (Egypte)
Une écriture visuelle et sonore qui exprime la solitude d’un jeune fonctionnaire qui se retrouve pris au piège de la machine bureaucratique absurde et destructrice, dans un cercle vicieux vide de sens où la moindre besoin ordinaire devient une quête périlleuse qui consomme l’énergie et le temps de l’individu.
Le scénario a également réussi à transmettre le sentiment de vacuité et à représenter des relations sociales marquées par l’indifférence et l’impossibilité de communiquer avec l’autre.
Prix de la meilleure actrice:
Yasra Gennayda Madaw, pour son rôle dans « Will my parents come to see me? » (Somalie)
Son jeu profond et bien maîtrisé exprime, avec une économie de paroles et de gestes, des émotions complexes. La compassion exprimée par le personnage de gardienne pénitentiaire donne une dimension tragique à la situation du jeune condamné à mort
Le Grand Prix du FCKEF:
Yaa, de Armar Amarti (Ghana)
Ce film nous pousse à nous interroger sur le sens de la vie et à penser la mort comme un recommencement perpétuel, dans le sillage de la lutte pour l’émancipation.
Le réalisateur a réussi à concevoir un langage cinématographique particulier et cohérent malgré ses références hétéroclites (spirituelles, philosophiques, politiques) et une écriture poétique qui puise dans le patrimoine traditionnel Ashanti
تقرير لجنة تحكيم الأفلام القصيرة الروائيّة :
Amir Kallel, Productrice, CEO Chrita. Communication culturelle
Mohamed Frini, CEO chez HAKKA Distribution
Ghassen Amami, Cinéaste, producteur et activiste
جائزة أحسن سيناريو
فيلم شاي، أيمن سوسة (مصر)
حبكه تصويريه وصوتيه مكتوبه بدقه تعبّر على وحدة الموظف الي يلقى روحو واحل في فخ ماكينة البيروقراطية العبثيه والمدمّره، يدور في حلقة مفرغة من المعنى وين أكثر حاجه عاديه تنجم تولي كنز منشود يستهلك كل طاقة الفرد ووقتو من ناحية أخرى نجح السيناريو في تمرير الإحساس بالفراغ والفدّه والتعبير على علاقات اجتماعية متميزة باللامبالاة واستحالة التواصل مع الآخر
جائزة أحسن ممثلة
يسرا جينايدا ماداو « ?Will my parents come to see me » (الصومال)
أداءها التمثيلي العميق والمحكم يعبّر، بأقل ما يمكن مالكلام والحركه، على أحاسيس داخليه مركّبه. التعاطف الي أبداتو شخصية عون المنظومة السجنية أضفى بعد تراجيدي على وضعية الشاب المحكوم بالإعدام.
الجائزة الكبرى لمهرجان القصير بالكاف
فيلم « Yaa » للمخرج أرمار أمارتاي (غانا)
الفيلم هذا يدفعنا للتساؤل معاه عن معنى الحياة والتفكير في الموت كبدايه متجدده، في مسار الصراع من أجل الانعتاق. نجح المخرج في صياغة لغه سينمائيه توفق بين أبعاد روحانيه وخطاب سياسي وعمق فلسفي وأسلوب شاعري مستمد من خصائص الموروث التقليدي لشعب الآشانتي



